Beaucoup de questions autour du projet de société de courses de Maisons-Laffitte

 
 
 
Dès novembre 2018, lors de l’annonce de la fermeture de l’hippodrome par France Galop, nous avions évoqué l’idée de la création d’une société de courses. Le Maire avait évacué cette idée, voulant faire revenir France Galop sur sa décision de fermeture. Il n’a pas réussi.
 
Le projet de société de courses présenté par le Maire lors du Conseil municipal du 20 mai est a priori intéressant car il permet de garantir la destination hippique de l’hippodrome et de sanctuariser ces terrains à vocation hippique mais de trop nombreuses questions subsistent. La réponse est déterminante pour s’assurer de la viabilité du projet.
 
1° Quel budget annuel faut-il pour permettre l’organisation de courses ? 5, 2 M € comme du temps de France Galop mais ce montant est contesté et avoisinerait plutôt 3, 9 M €. Selon Jacques Myard, le budget de la nouvelle société de courses serait seulement de 2 M € voire moitié moins .
 
2° Quels seraient les engagements financiers de la commune ? France Galop resterait propriétaire de l’hippodrome et devra s’engager à octroyer des courses premium contre la signature d’un bail emphytéotique de 99 ans par la commune. Un bail emphytéotique oblige toutefois la commune à assurer les charges du propriétaire (soit près de 500 000 € de charges foncières par an) contre un loyer modique.
 
3° Combien de courses France Galop va-t-il attribuer à Maisons – Laffitte dès la prochaine saison ? Toujours 24 courses premium ? Et à des horaires permettant de faire venir du public, c’est-à-dire en soirée ou le week-end ?
 
4° Une reprise des personnels de France Galop est –elle prévue et dans quelles conditions ?
 
5° Quel projet économique autour des tribunes ? Un appel à projet va être lancé pour les tribunes. Deux ans de travaux sont à prévoir pour le désamiantage du bâtiment.
 
Pour avancer sur ce projet, une ingénierie financière est indispensable ainsi qu’une étude approfondie et impartiale conduite par la ville sur la viabilité économique de ce projet.
 
Nous demandons à être associés à la finalisation du dossier de consultation des entreprises pour développer un projet économique qui permettra à terme l’équilibre financier de cette société de courses.

Abstention pour le vote du budget 2019

Le Groupe Mieux Vivre à Maisons Laffitte s’est abstenu lors du vote du budget 2019 en conseil municipal
Malgré les dépenses contenues, le faible taux d’endettement, l’autofinancement et les reports budgétaires importants signes d’une gestion saine d’un point de vue comptable, notre groupe MVML, exprime plusieurs axes de mécontentement justifiant notre vote d’abstention.
Les projets dit structurants pour près de 12 millions d’euros tels que le projet de conservatoire, gymnase ou le centre Ianchelevici énoncés chaque année lors du vote du budget ne sont toujours pas détaillés, c’est-à-dire budgétés annuellement et restent à l’état d’enveloppes prévisionnelles. Pour exemple la réhabilitation du centre Ianchelevici a été annoncée sur lors de la campagne municipale de Jacques Myard en 1995, il y a près d’un quart de siècle et est toujours dans les cartons.
Sur la question fondamentale de la fermeture de l’hippodrome qui lie l’avenir de notre ville, ce budget n’anticipe rien.
Or pour lancer selon nous un projet basé sur l’économie hippique innovant et viable et non pas un projet qui devrait être revu d’ici 5 ans, nous déplorons que ce budget ne mentionne aucun moyen en termes d’études techniques pour rechercher, analyser et évaluer des solutions innovantes et pérennes : la solution à ce problème complexe n’est pas uniquement politique, des solutions seront aussi techniques.
Sur le volet économique et l’attractivité économique, rien n’a été réalisé ni prévu pour attirer de nouvelles entreprises, PME ou TPE sur notre territoire.
La baisse de la taxe foncière à 4,4 % est un gadget de communication pré-électorale alors que la hausse de taxe foncière durant est de 33% sur la période 2000- 201

Subventions 2019

Des subventions votées fin du 1er trimestre  alors qu’elles pourraient être votées en décembre! Subventions2019

  • Les principales baisses importantes sont :

–          Horse Event perd 9 000 € (3 000 contre 12 000 soit 75% car il n’y aura pas de concours international d’obstacles fin août…la rénovation perlée de la carrière Molière a été contreproductive…et les conditions d’accueil insatisfaisantes

–          L’office du tourisme perd 30 000 € (158 000 contre 188 000), montant de la subvention exceptionnelle pour l’organisation du bivouac impérial en 2018

  • A souligner:  Baby Loup, crèche à Conflans qui accueille des enfants en horaires décalés,pourra recevoir jusqu’à 10 000 €  en fonction du nombre d’enfants accueillis, pour la première fois suite à la signature de la convention

30 ans de mandature !

Le 24 mars 1989, Jacques Myard, conseiller général depuis 1988,  a été élu maire succédant au docteur Duprès, maire centriste élu depuis 1965.

Jacques Myard s’est fortement investi et a utilisé son poste de maire comme un tremplin. Il a l’art de transformer les dossiers majeurs pour la ville en séquences théâtrales afin de mieux apparaître comme un sauveur. Régulièrement le Maire s’agite autour de menaces pesant sur la ville qui malheureusement n’ont pas été anticipées de sa part. Plusieurs dossiers illustrent cette attitude contreproductive pour la ville :

  • Un plan local d’urbanisme (PLU) bâclé, réalisé sous la contrainte afin d’éviter le transfert de la compétence en matière d’urbanisme au niveau intercommunal fin 2015. Ce travail de réflexion s’est donc fait dans l’urgence et présente de nombreux écueils (cf. notre tribune de février 2019) ;
  • une politique en faveur du logement social imposée par la loi SRU depuis 19 ans déjà, menée à reculons qui a conduit la ville à perdre son droit de préemption, son droit d’attribution de logements sociaux et à construire à la va–vite ces trois dernières années ;
  • le sujet de la fermeture de l’hippodrome qui revient régulièrement depuis 1994 : faute d’avoir su négocier en confiance pour trouver une solution pérenne, notre hippodrome va fermer. A titre d’exemple, France Galop s’est séparé de l’hippodrome de Rambouillet en 1996. Le maire de l’époque, Gérard Larcher a su définir un partenariat pour consolider l’activité hippique sur l’hippodrome de Rambouillet et la diversifier.

Ce mandat 2014-2020 est un mandat perdu pour la ville. Jacques Myard a été plus préoccupé par sa tentative de candidature aux primaires de la droite pour les présidentielles, par sa réélection comme député puis sa candidature aux sénatoriales.

On peut citer comme exemple les trois investissements en équipements publics prévus dans la dernière mandature et encore dans les cartons : le conservatoire et l’agrandissement d’un gymnase ainsi qu’un projet de musée en l’honneur du sculpteur Ianchelevici qui traîne depuis 20 ans. Comment peut-on se satisfaire d’avoir depuis autant d’années un conservatoire dans des préfabriqués ?

En ce qui concerne la fiscalité locale malgré une stabilisation des taux ces dernières années, il ne faut pas oublier que pour Maisons-Laffitte, le taux de taxe foncière sur le bâti a augmenté de 33, 03 % entre 2000 et 2014 alors les communes françaises similaires, ont baissé leur taux de taxe foncière sur le bâti de 11, 43 % en moyenne. A Maisons-Laffitte, les impôts locaux par habitant ont ainsi augmenté de 21,14 % entre 2008 et 2013. Dans le même temps, la ville préfère continuer d’épargner au lieu de piloter la concrétisation de projets correspondants aux besoins des Mansonniens.

La plus belle façon de fêter cet anniversaire pour le  Maire est de préparer sa succession et de passer la main lors des prochaines élections municipales !

Parking du marché : et maintenant ?

Le maire a prévu de vendre le parking du marché à 3 millions d’euros à un promoteur qui a construit de nombreux logements à Maisons-Laffitte.  Celui-ci souhaite construire des bureaux et un parking. En contrepartie, la ville s’engage à louer pendant douze ans 254 places pour un montant total de

2 804 000 euros, soit quasiment le prix du terrain !

Nous nous sommes donc opposés en conseil municipal à ce projet qui va à l’encontre d’une bonne gestion des finances de la ville et ne s’inscrit pas dans un projet urbain de qualité.  Le juge des référés du tribunal administratif de Versailles  avait suspendu en octobre 2017, suite au recours de  l’association de défense et de développement du quartier du marché, la délibération de la mairie et avait relevé plusieurs irrégularités :

–              l’objet de l’enquête publique menée en avril- mai 2017 était trop restreint ;

–              la motivation des conclusions du rapport du commissaire enquêteur était  insuffisante ;

–              l’étalement du paiement de l’achat du terrain constitue une baisse de prix : le service des domaines aurait dû être consulté.

Le Conseil d’Etat avait jugé en juin 2018 qu’il n’y avait pas d’urgence à suspendre la décision attaquée

Certes le tribunal administratif  le 29 janvier 2019 n’a pas annulé la délibération attaquée du 26 juin 2017 relative au déclassement à la désaffectation et à la cession  du parking du marché. Il est à noter qu’il n’a pas répondu à tous les moyens soulevés, notamment celui de l’étalement du prix.

Mais ce n’est pas une raison pour que le projet aboutisse.

Ce projet va pendant 12 ans ponctionner annuellement 234 000 euros  hors taxes et hors charges sur le fonctionnement de la ville pour louer les 254 places. Et il faudra peut-être, à terme, racheter le parking comme l’a évoqué le maire en conseil municipal !

Comment les élus de la majorité actuelle peuvent-ils accepter ce projet qui va peser sur le budget de la ville et qui ne s’intègre pas architecturalement dans le quartier?

C’est un projet obsolète! Il correspond à un besoin identifié il y a 10 ans.

Urbanisme : le maire utilise –t-il tous les leviers pour préserver l’identité de la ville ?

Il est impossible d’atteindre l’objectif de 25 % de logements sociaux à Maisons-Laffitte en 2025 si l’on veut protéger le cadre de vie remarquable de notre ville : nous sommes d’accord sur ce point avec le Maire : les 1360 logements sociaux manquants ne peuvent être construits, faute de foncier suffisant sans détruire le cadre de vie qui doit être préservé pour pérenniser l’identité de la ville

Le Maire peut s’égosiller mais il ne peut toutefois nier que le plan local d’urbanisme (PLU) qu’il a fait adopter en 2017 prévoit bien une urbanisation accrue du centre-ville.    

Ainsi, le plan d’aménagement et de programmation, composante du PLU annonce que « la réponse au besoin en logements des habitants demeure une priorité pour la ville. » De même, l’existence de dents creuses en centre-ville est clairement identifiée par le PLU avec l’orientation suivante : « Cibler les  secteurs de mutabilité, les  dents  creuses et les  secteurs potentiels de densification ».

Sous la contrainte, notre ville avait décidé d’élaborer, pour remplacer le plan d’occupation des sols (POS) un PLU en novembre 2013 pour éviter le transfert de la compétence en matière d’urbanisme au niveau intercommunal fin 2015. Seulement comme nous l’avons souligné lors des débats sur le PLU, ce travail de réflexion s’est fait dans l’urgence et le PLU présente de nombreuses lacunes:

  • Il n’a permis d’engager aucune réflexion sur l’aménagement de sites névralgiques de la ville : gare routière, avenue de Longueuil, etc. ;
  • Si l’on désire un centre–ville agréable, il faut proposer des alternatives pour pouvoir circuler à pied, en vélo et en bus de manière fluide et sécurisée pour désengorger notre centre-ville. Malgré nos demandes répétées, l’élaboration d’un plan de mobilité n’a été pas engagée :
  • Même s’il est vrai que le PLU a permis le recensement de près de 300 biens remarquables, la protection de notre patrimoine bâti reste encore insuffisante, à l’exception du Parc dans sa partie construite au XIXème siècle et des 21 monuments historiques de la ville : la destruction de plusieurs demeures de caractère rue d’Alsace il y a quelques années ou prévue rue des Plantes ou la future construction d’un immeuble en face du château sont des exemples révélateurs. Seulement le maire a refusé de mettre en place un plan de valorisation de l’architecture et du patrimoine alors qu’il en existe un au Vésinet et au Pecq ;
  • Pour les constructions nouvelles prévues dans le centre -ville, face aux intérêts des promoteurs, les prescriptions architecturales doivent aussi être renforcées pour préserver l’harmonie des quartiers ;
  • La mairie doit être plus vigilante sur la protection des arbres centenaires et proposer davantage d’espaces verts et récréatifs : le Parc et les bords de Seine ne doivent pas être les seuls lieux de respiration.

Hippodrome et centre d’entraînement : un grand besoin de concertation !

France Galop a annoncé mercredi 28 novembre la fermeture de l’hippodrome de Maisons-Laffitte pour fin 2019.

Avec la fermeture programmée de l’hippodrome, c’est une partie de l’identité de la ville qui risque de s’éteindre. Près de 400 emplois directs et indirects sont menacés par cette décision catastrophique.

Notre groupe dénonce que :

– France Galop prenne une décision arbitraire et sans étude d’impact,

– le cadre de vie soit fragilisé avec des risques de constructions sur certaines parties du centre d’entrainement et / ou de l’hippodrome,

– cette décision soit un coup d’épée dans l’eau dans le plan de relance de la filière hippique souhaité par le rapport ARTHUIS sur la filière équine. Elle n’est en aucun cas à la hauteur des enjeux de réforme de la filière hippique.

Nous partageons l’idée que  la gouvernance de France Galop doit être réformée mais Maisons-Laffitte ne peut plus attendre. Il faut penser à une nouvelle organisation de la propriété foncière et de la gestion de l’hippodrome.

ll ne suffit pas en effet de remettre donc un jeton dans la machine, c’est à dire quelques centaines de milliers d’euros pour que l’hippodrome soit préservé. Le rapport de Jean  Arthuis prévoit que France Galop sera en cessation de paiement fin 2020 ou début 2021 (p.13).

Nous demandons à la ville de :

– lancer une expertise en vue de mettre en place un montage juridique et financier soutenu par des partenaires publics et privés pour sécuriser propriété foncière de l’hippodrome et le centre d’entrainement  et d’être dynamique sur leur gestion.

– s’engager dans un plan de promotion d’urgence de la filière hippique à Maisons-Laffitte

– donner suite aux Etats Généraux de la filière hippique proposés par le pouvoir législatif

– travailler en bonne intelligence avec l’ensemble des acteurs politiques nationaux et locaux afin de pérenniser le centre d’entrainement et son hippodrome.

Le Maire pense qu’il suffit d’agir frontalement avec France Galop pour faire changer cette société mère incapable de se réformer. Envoyer des projets de convention comme il l’a fait par le passé et échanger par courrier interposé, ce n’est pas ainsi que l’on négocie.

Le scénario qui a marché en 1994 et début des années 2000 ne peut se reproduire. France Galop doit montrer qu’il veut se réformer. La fermeture d’un hippodrome lui permet de ne pas faire une réforme approfondie.

Lors du conseil municipal convoqué en urgence mardi 27 novembre d’abord à huit clos puis ouvert au public, nous avons invité le Maire à moins de posture théâtrale  et plus de solutions économiques. Une pétition signée par plus de 7 600 Mansonniens l’y invite.

Actions municipales à entreprendre d’urgence de façon concertée en ce début 2019 !

Avec la fermeture programmée de l’hippodrome, c’est une partie de l’identité de la ville qui risque de s’éteindre. Près de 400 emplois directs et indirects sont menacés par cette décision catastrophique.

Notre groupe dénonce que :

– France Galop prenne une décision arbitraire et sans étude d’impact,

– le cadre de vie soit fragilisé avec des risques de constructions sur certaines parties du centre d’entrainement et / ou de l’hippodrome,

– cette décision soit un coup d’épée dans l’eau dans le plan de relance de la filière hippique souhaité par le rapport ARTHUIS sur la filière équine. Elle n’est en aucun cas à la hauteur des enjeux de réforme de la filière hippique.

Nous partageons l’idée que  la gouvernance de France Galop doit être réformée mais Maisons-Laffitte ne peut plus attendre. Il faut penser à une nouvelle organisation de la propriété foncière et de la gestion de l’hippodrome.

ll ne suffit pas en effet de remettre donc un jeton dans la machine, c’est à dire quelques centaines de milliers d’euros pour que l’hippodrome soit préservé. Le rapport de Jean  Arthuis prévoit que France Galop sera en cessation de paiement fin 2020 ou début 2021 (p.13).

Nous demandons à la ville de :

– lancer une expertise en vue de mettre en place un montage juridique et financier soutenu par des partenaires publics et privés pour sécuriser propriété foncière de l’hippodrome et le centre d’entrainement  et d’être dynamique sur leur gestion.

– s’engager dans un plan de promotion d’urgence de la filière hippique à Maisons-Laffitte

– donner suite aux Etats Généraux de la filière hippique proposés par le pouvoir législatif

– travailler en bonne intelligence avec l’ensemble des acteurs politiques nationaux et locaux afin de pérenniser le centre d’entrainement et son hippodrome.

Le Maire pense qu’il suffit d’agir frontalement avec France Galop pour faire changer cette société mère incapable de se réformer. Envoyer des projets de convention comme il l’a fait par le passé et échanger par courrier interposé, ce n’est pas ainsi que l’on négocie.

Le scénario qui a marché en 1994 et début des années 2000 ne peut se reproduire. France Galop doit montrer qu’il veut se réformer. La fermeture d’un hippodrome lui permet de ne pas faire une réforme approfondie.

Lors du conseil municipal convoqué en urgence mardi 27 novembre d’abord à huit clos puis ouvert au public, nous avons invité le Maire à moins de posture théâtrale  et plus de solutions économiques. Une pétition signée par plus de 7 600 Mansonniens l’y invite.

Actions municipales à entreprendre d’urgence de façon concertée en ce début 2019 !

Incohérence politique et l’heure du choix !

La cohérence politique de Jacques Myard vient d’être prise à défaut !

Jacques Myard, membre du parti des Républicains (LR) s’est présenté en septembre 2017 aux sénatoriales sur une liste dissidente contre le Président du Sénat, Gérard Larcher, membre des Républicains : il s’y est fait battre ne recueillant que 5,33 % des voix et ne s’est pas fait exclure des LR.

Un de ses adjoints s’est présenté sur une autre liste à ces mêmes élections sénatoriales, il n’a pas été élu et n’a pas perdu  sa délégation municipale.

Janick Géhin, conseillère départementale, ose se présenter dans une élection interne aux LR contre Jacques Myard. Elle perd cette élection interne au parti et dans la foulée, sa délégation par un arrêté du maire.

Ceci démontre un cas flagrant d’autoritarisme obsolète !

Cette destitution n’est pas légitime : le Conseil d’État a précisé le 14 novembre 2012 par un avis publié au Journal officiel[1] qu’un maire ne pouvait pas retirer une délégation pour un motif étranger à la bonne marche de l’administration communale. Le maire se prévaut d’une confiance rompue avec son adjointe… mais ce cas ne fait pas partie de la « bonne marche de l’administration communale ». Le sujet est simplement de l’ordre de l’orgueil politique.

À  présent, le Conseil municipal, qui aura lieu le 19 novembre 2018 devra se prononcer pour le maintien dans ses fonctions d’adjointe de Janick Géhin conformément aux dispositions de l’article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales.

Il va falloir que les élus de la liste majoritaire Agir choisissent. En se prononçant en faveur d’une sanction envers leur colistière Janick Géhin, ils marqueront leur volonté de continuer au-delà de 2020 à faire partie de la liste de Jacques Myard déjà dans les startings blocks pour  les prochaines élections municipales. Ils montreront au maire leur allégeance plutôt que de juger l’action réelle de cette élue. À coup sûr, le calcul politique va l’emporter au détriment de l’efficacité de l’action municipale.

La liste Mieux Vivre Maisons-Laffitte continuera à s’opposer à toute attitude autocratique du Maire d’autant plus lorsqu’elle génère une perte d’efficacité de l’action municipale.

C’est une nouvelle illustration d’action politicienne « à l’ancienne ». L’heure du choix est arrivée pour les membres de la liste majoritaire !

[1] Avis du Conseil d’Etat n°361541-JO du 28 novembre 2012

Le Maire attentiste

L’activité hippique ne représente pas un simple problème économique ; cette activité, outre son aspect financier a un impact évident sur l’emploi et l’aménagement du territoire en termes de préservation des paysages et de notre cadre de vie.

La Cour des comptes met en exergue, dans son rapport de juin 2018 le rôle que l’Etat doit assumer pour un contrôle plus efficace de l’institution des courses et des pratiques des jeux tout en soutenant la filière hippique, et la nécessité pour France Galop de moderniser sa gestion économique.

Mais la ville a aussi son rôle à jouer pour développer la filière hippique sur notre territoire. Ainsi, en 1994, la ville avait évité la fermeture de l’hippodrome mais depuis … Cela fait bientôt 30 ans que Jacques Myard est maire…

Le Maire avait annoncé, il y a près d’un an, une étude financée par la ville visant à faire venir à Maisons-Laffitte des chevaux de course, pour promouvoir le centre d’entrainement. En conseil municipal du 9 avril dernier, nous avions posé une question au Maire sur l’état d’avancement de l’étude. Le Maire nous avait répondu qu’une étude de potentialité de l’hippodrome était en cours de finalisation et n’était pas communicable.

Il s’avère en réalité que cette étude n’a pas été menée. La consultation lancée pour la réalisation d’une prestation de développement des activités hippiques sur le territoire communal a été déclarée sans suite le 2 juillet 2018. Pour avoir des candidats de qualité, encore faut-il rédiger un cahier des charges précis qui illustre le projet politique.

Cette situation est consternante.

Lors du conseil municipal du 23 septembre 2018, à notre question sur les conditions pour un accord avec France Galop pour la préservation et la modernisation du centre d’entraînement et de l’hippodrome, le Maire a indiqué qu’il n’est pas encore question d’un accord avec France Galop pour le moment et qu’il attend la décision de France Galop sur le plan de restructuration.

Attendre… attendre…

Certes, nous savons que le Maire recherche des partenariats financiers. Mais pourquoi refuser de débattre en commission cheval ?

C’est lors des réunions publiques que nous avons appris que le Maire était à la recherche d’un opérateur unique pour aménager les deux plateaux de l’hippodrome avec une solution qui combinerait différents types d’activités : loisirs, sports, travail avec une utilisation plus fréquente des espaces extérieurs par exemple pour un cinéma en plein air.

Ce type d’initiative du Maire qui aurait déjà dû être conduite depuis bien longtemps n’est malheureusement pas à la hauteur de l’enjeu pour sauver la filière hippique à Maisons- Laffitte.

Décryptage des propos de rentrée du Maire

Notre Maire veille à nous rassurer dans son éditorial de rentrée : il est en forme !

Ce qu’il ne mentionne pas :

Bus: les circuits de bus vont être modifiés. Le maire n’en parle pas car nos élus n’ont même pas pris part au printemps aux réunions sur le sujet à la communauté d’agglomération pour défendre les intérêts de la ville. Si dans le Parc notamment, la desserte en bus ne s’améliore pas voire se dégrade …ce n’est pas étonnant.

Hippisme : le Maire annonce poursuivre la coopération avec France Galop pour le développement du centre d’entraînement : c’est annoncé depuis des années et sans résultat : les faibles capacités de concertation du Maire n’aident pas.

Rentrée scolaire et prise en charge de l’étude pour les élèves de CP par les animateurs : le comité de pilotage mis en place pour préparer la rentrée scolaire n’a pas été associé à la préparation de cette mesure. Nous demandons a minima un dispositif d’évaluation de cette mesure et que le comité de pilotage y soit associé.

Sécurité : le maire annonce le renforcement de la police municipale ! Beau revirement car  jusqu’à présent, il refusait de renforcer son rôle pour ne pas encourager le retrait de la police nationale.

Et toujours aucun chiffre pour quantifier les très nombreux vols de vélos !

Urbanisme : certes d’importantes contraintes s’imposent à la ville en matière de construction de logements sociaux. Mais nous sommes inquiets sur l’importance des destructions et la qualité urbaine  des futurs projets au regard, entre autres, du permis de construire accordé pour le projet du parking du marché qui prévoit un bâtiment de bureaux de 88 mètres de long.

Vélos: l’adjoint aux finances déplore le risque « d’investissements pharaoniques » alors que notre liste s’évertue à proposer des solutions simples et à éviter des investissements inutiles (exemple le parking auto rue des Côtes vide qui a couté plus de 85 000 euros). Alors pourquoi rien ne bouge ? Car le Maire veut décider lui-même l’implantation exacte des arceaux à vélo. Dire que l’élaboration du plan local d’urbanisme aurait dû être l’occasion de construire un plan de circulation ce que le maire a refusé !

Equipements nouveaux : le maire prétend que « les études sont menées activement ». Or ces études de programmation lancées en novembre 2016 devaient durer initialement 9 mois ; 18 mois après, aucune information ne filtre. Nous avons donc saisi en juin dernier la commission d’accès aux documents administratifs (CADA). Nous attendons toujours une étude robuste sur les besoins en matière de gymnase.

Quant à la réhabilitation de centre Ianchelevici, le Maire ferait-il de l’autodérision ? Ce projet est inscrit dans le programme du maire depuis 20 ans