Incohérence politique et l’heure du choix !

La cohérence politique de Jacques Myard vient d’être prise à défaut !

Jacques Myard, membre du parti des Républicains (LR) s’est présenté en septembre 2017 aux sénatoriales sur une liste dissidente contre le Président du Sénat, Gérard Larcher, membre des Républicains : il s’y est fait battre ne recueillant que 5,33 % des voix et ne s’est pas fait exclure des LR.

Un de ses adjoints s’est présenté sur une autre liste à ces mêmes élections sénatoriales, il n’a pas été élu et n’a pas perdu  sa délégation municipale.

Janick Géhin, conseillère départementale, ose se présenter dans une élection interne aux LR contre Jacques Myard. Elle perd cette élection interne au parti et dans la foulée, sa délégation par un arrêté du maire.

Ceci démontre un cas flagrant d’autoritarisme obsolète !

Cette destitution n’est pas légitime : le Conseil d’État a précisé le 14 novembre 2012 par un avis publié au Journal officiel[1] qu’un maire ne pouvait pas retirer une délégation pour un motif étranger à la bonne marche de l’administration communale. Le maire se prévaut d’une confiance rompue avec son adjointe… mais ce cas ne fait pas partie de la « bonne marche de l’administration communale ». Le sujet est simplement de l’ordre de l’orgueil politique.

À  présent, le Conseil municipal, qui aura lieu le 19 novembre 2018 devra se prononcer pour le maintien dans ses fonctions d’adjointe de Janick Géhin conformément aux dispositions de l’article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales.

Il va falloir que les élus de la liste majoritaire Agir choisissent. En se prononçant en faveur d’une sanction envers leur colistière Janick Géhin, ils marqueront leur volonté de continuer au-delà de 2020 à faire partie de la liste de Jacques Myard déjà dans les startings blocks pour  les prochaines élections municipales. Ils montreront au maire leur allégeance plutôt que de juger l’action réelle de cette élue. À coup sûr, le calcul politique va l’emporter au détriment de l’efficacité de l’action municipale.

La liste Mieux Vivre Maisons-Laffitte continuera à s’opposer à toute attitude autocratique du Maire d’autant plus lorsqu’elle génère une perte d’efficacité de l’action municipale.

C’est une nouvelle illustration d’action politicienne « à l’ancienne ». L’heure du choix est arrivée pour les membres de la liste majoritaire !

[1] Avis du Conseil d’Etat n°361541-JO du 28 novembre 2012

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