Urbanisme : le maire utilise –t-il tous les leviers pour préserver l’identité de la ville ?

Il est impossible d’atteindre l’objectif de 25 % de logements sociaux à Maisons-Laffitte en 2025 si l’on veut protéger le cadre de vie remarquable de notre ville : nous sommes d’accord sur ce point avec le Maire : les 1360 logements sociaux manquants ne peuvent être construits, faute de foncier suffisant sans détruire le cadre de vie qui doit être préservé pour pérenniser l’identité de la ville

Le Maire peut s’égosiller mais il ne peut toutefois nier que le plan local d’urbanisme (PLU) qu’il a fait adopter en 2017 prévoit bien une urbanisation accrue du centre-ville.    

Ainsi, le plan d’aménagement et de programmation, composante du PLU annonce que « la réponse au besoin en logements des habitants demeure une priorité pour la ville. » De même, l’existence de dents creuses en centre-ville est clairement identifiée par le PLU avec l’orientation suivante : « Cibler les  secteurs de mutabilité, les  dents  creuses et les  secteurs potentiels de densification ».

Sous la contrainte, notre ville avait décidé d’élaborer, pour remplacer le plan d’occupation des sols (POS) un PLU en novembre 2013 pour éviter le transfert de la compétence en matière d’urbanisme au niveau intercommunal fin 2015. Seulement comme nous l’avons souligné lors des débats sur le PLU, ce travail de réflexion s’est fait dans l’urgence et le PLU présente de nombreuses lacunes:

  • Il n’a permis d’engager aucune réflexion sur l’aménagement de sites névralgiques de la ville : gare routière, avenue de Longueuil, etc. ;
  • Si l’on désire un centre–ville agréable, il faut proposer des alternatives pour pouvoir circuler à pied, en vélo et en bus de manière fluide et sécurisée pour désengorger notre centre-ville. Malgré nos demandes répétées, l’élaboration d’un plan de mobilité n’a été pas engagée :
  • Même s’il est vrai que le PLU a permis le recensement de près de 300 biens remarquables, la protection de notre patrimoine bâti reste encore insuffisante, à l’exception du Parc dans sa partie construite au XIXème siècle et des 21 monuments historiques de la ville : la destruction de plusieurs demeures de caractère rue d’Alsace il y a quelques années ou prévue rue des Plantes ou la future construction d’un immeuble en face du château sont des exemples révélateurs. Seulement le maire a refusé de mettre en place un plan de valorisation de l’architecture et du patrimoine alors qu’il en existe un au Vésinet et au Pecq ;
  • Pour les constructions nouvelles prévues dans le centre -ville, face aux intérêts des promoteurs, les prescriptions architecturales doivent aussi être renforcées pour préserver l’harmonie des quartiers ;
  • La mairie doit être plus vigilante sur la protection des arbres centenaires et proposer davantage d’espaces verts et récréatifs : le Parc et les bords de Seine ne doivent pas être les seuls lieux de respiration.

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