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Notre analyse du bilan à mi – mandat du maire dans le numéro de la ville de juin

 

Notre analyse du bilan à mi – mandat du maire dans le numéro de la ville de juin

Suite à la parution du bilan publié dans le Magazine de notre ville au mois d’avril, nous avons demandé au conseil municipal du 9 avril, le respect de notre droit d’expression par l’attribution d’un espace d’expression officiel  afin de décrypter le bilan de la liste Agir. Le maire a  envisagé dans un premier temps, de restreindre ce droit à un sixième d’une page du magazine de la ville. Après échange avec lui, nous avons obtenu une page entière incluant la tribune habituelle.

C’est de fait un bilan aux deux tiers du mandat du maire et non à mi-mandat  qui a été publié au mois d’avril dernier: il ne pouvait être publié au printemps 2017 lors de ses campagnes électorales ratées des législatives et  sénatoriales car cela aurait eu un impact sur ses comptes de campagne.

Cela sent plutôt un lancement de campagne pour 2020 : oui notre maire va se représenter !

Félicitations au maire d’avoir mis en œuvre un certain nombre de nos mesures prévues dans notre programme de 2014 et non dans le sien :

  • création des conseils de quartier ;
  • relance du conseil municipal des jeunes devenu intercommunal ;
  • développement des actions intergénérationnelles ;
  • instauration d’une période de stationnement gratuite de 15 minutes (prochainement)

Le maire salue à juste titre le travail de ses adjoints et des conseillers municipaux délégués. Une grande majorité d’entre eux est en effet investie dans son  mandat. Il s’agit toutefois d’une liste d’élus dirigée autoritairement par le Maire et non d’une équipe municipale unie : à titre d’illustration, ceux–ci ne peuvent se permettre de prendre la parole en conseil municipal de manière impromptue.

Manque d’inspiration ou lassitude de nos édiles ? Limités dans leur action par l’autoritarisme du maire, ce bilan n’affiche aucune dynamique ni perspective.  Il s’agit plutôt d’un bilan de gestion technique, fruit du travail des services. Il souligne le fonctionnement en silo de la mairie, où chaque thématique est présentée  par l’élu référent sans aucun lien avec les autres sujets traités : commerces, tourisme, mobilité…

Ce bilan comporte à plusieurs reprises des informations erronées. Les  deux principales sont les suivantes :

  • la mairie n’a plus depuis le début de l’année 2018 de compétence en matière d’attribution de logements sociaux ;
  • le rôle de l’établissement public foncier des Yvelines n’est pas de limiter le morcellement mais bien d’effectuer des préemptions pour faciliter la construction de logements sociaux ;

 

L’autosatisfaction développée dans les discours et le magazine municipal masque mal les difficultés rencontrées par notre commune :

  • Notre incapacité à nouer des partenariats forts et pérennes avec nos partenaires nuit au développement de notre ville :
    • L’annonce ratée et précipitée du projet de fusion de notre commune avec le Mesnil-le-Roi !
    • L’absence d’implication réelle dans la nouvelle intercommunalité, Communauté d’agglomération Saint Germain Boucles de Seine, ne permet pas de porter des projets d’intérêt communautaire dont notre commune pourrait bénéficier pour construire des projets relatifs notamment à la mobilité et bénéficier  d’aides financières ;
    • L’obstination de conserver un office du tourisme communal isolé et sans moyens ; la réussite de la reconstitution du bivouac napoléonien ne saurait masquer le manque de partenariat.
    • La faible implication de la ville dans le portage de la filière des courses en partenariat avec France Galop.

 

  • La suppression de trois antennes de service public: la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) et la Protection maternelle Infantile (PMI) transférées à Sartrouville ainsi que le centre des impôts transféré à Saint germain en Laye

 

  • Une politique économique non efficace :
    • les 6000 m² vides sur 18 000 m² carrés de bureaux dans la ville soit 1/3 est vide !
    • le projet du parking du marché conçu contre l’intérêt de la ville : la ville devant payer 2,8 millions d’euros au promoteur sur 12 ans alors que le terrain est vendu 3 M € .

 

  • Des aménagements non priorisés:
    • un conservatoire toujours hébergé dans des préfabriqués ;
    • 85 000 euros gaspillés pour la réalisation d’un parking inutilisé au 101 rue des Côtes ;

 

Aussi, parmi les différentes annonces de campagne du  programme de la liste Agir en 2014, celles qui n’ont pas avancé :

  • création d’un parking protégé pour les deux roues à la gare. Alors que la région a financé de nombreuses installations dans des villes voisines : rien à Maisons-Laffitte !
  • développer les zones de déplacements partagés piétons-cyclistes : encore à l’état embryonnaire !
  • à quand une vraie promotion de l’hippodrome ? quand l’étude de potentialité sera-t-elle terminée?
  • protection du caractère résidentiel : combien de destructions de demeures pour faire place à des projets des promoteurs ? Il a fallu attendre 2017 pour obtenir un inventaire assez complet des bâtiments à protéger !
  • Le développement du câblage de la ville en haut-débit à 100 méga annoncé début 2015 encore inachevé.
  • Création d’une micro-crèche avec des horaires atypiques pour les familles du monde hippique
  • La création d’une tribune de tennis permanente au tennis club afin de permettre l’accueil de compétitions sportives de haut niveau

Ce bilan 2014 – 2018 présente une gestion sans ambition et sans vision prospective ! Bilan d’un maire en manque d’imagination au bout de 30 ans de mandat !

Renforcer la concertation pour dynamiser notre commerce et notre artisanat local

La fête du Printemps, les vitrines de Noël et son petit marché mis en place depuis le début de ce mandat, ne sauraient masquer l’absence de dialogue approfondi entre notre édile et les commerçants et artisans de notre ville. Hormis lors de ses campagnes municipales, le maire fait preuve d’un désintérêt certain pour entretenir des relations de bonne qualité ou a minima d’écoute des besoins des professionnels du commerce et de l’artisanat.

De trop nombreux commerçants ont le sentiment que leurs relations avec la Mairie se réduisent à l’application de la loi sur l’accessibilité des personnes à mobilité réduite pour l’adaptation des entrées de commerces ou le contrôle très rigoureux de la couleur pour une nouvelle enseigne. Les commerçants et artisans de notre ville n’ont pas été consultés pour la mise en place du forfait du post stationnement.  Le choix du stationnement payant dès la première minute, la fixation des zones tarifaires sans prendre en compte les implantations commerciales sont des illustrations flagrantes d’absence de dialogue entre la ville, ses commerçants et ses artisans.

La programmation d’événements par la ville à l’occasion du bicentenaire de Jacques – Laffitte aurait dû être l’occasion d’impliquer les commerçants dans la préparation de des manifestations : c’est une occasion ratée !

Globalement, la qualité et la richesse des produits proposés par les commerçants et artisans de notre ville ne sont pas suffisamment valorisées à leur juste valeur et des efforts restent à faire pour mieux communiquer comme en témoigne le trop discret panneau d’information à l’entrée de la gare présentant l’implantation des commerces.

Quel est enfin le réel soutien de la ville à l’activité du marché ? On peut en douter si l’on considère le projet immobilier du Maire – stoppé grâce à l’action de l’Association de Défense et de Développement du Quartier du Marché de Maisons-Laffitte (ADDQMML) – qui ne prévoyait pas de modalités suffisantes durant la phase des travaux pour permettre aux clients de continuer à se rendre au marché.

Améliorer la communication sur le marché avec l’appui du délégataire et plus largement sur l’offre des commerçants ou redynamiser le centre-ville par des actions ambitieuses et menées en partenariat, des solutions existent mais restent encore à être mises en œuvre.

Respect du droit d’expression de l’opposition

Conseil municipal du 9 avril 2018

Le magazine de la ville Vivre à Maisons – Laffitte d’avril 2018 comprend deux numéros en un : le bilan mi-mandat du maire et le magazine habituel.  L’article L. 2121-27 du code général prévoit un droit d’expression des élus pour tout bulletin d’information générale sur les réalisations et la gestion du conseil municipal.

Or notre liste n’a pu disposer que d’une seule tribune. Suite à la demande d’Anne Lavagne, le maire a reconnu le droit de l’opposition de disposer d’une tribune supplémentaire dans le magazine de juin afin de commenter le bilan à mi-mandat.

Quand le maire confond courage et entêtement…

La politique est certes un combat mais assimiler courage et entêtement voire aveuglement ne constitue en aucun cas un mode de gouvernance efficace.

Jacques Myard aurait pu, après tant d’années d’exercice de mandats politiques, comme de nombreux responsables politiques nationaux tirer les leçons de ses multiples défaites politiques (législatives, sénatoriales) en 2017 et commencer à préparer sa succession. Le maire a encore plein de projets pour la ville, mais ne serait-il pas tant qu’il envisage de passer la main après bientôt 30 ans de mandat ?

Au contraire, beaucoup plus disponible que lorsqu’il cumulait ses mandats de député et de maire, il entend que rien ne lui échappe. Il verrouille encore plus qu’auparavant la circulation de l’information. Lorsque nous demandons une information aux adjoints ou aux services, la réponse que nous avons depuis octobre  2017 est : « il faut demander au maire ». Pour solliciter un document administratif, les élus de l’opposition doivent donc désormais formuler directement leur demande au maire et non plus aux services.

Cet autocratie qui s’est renforcée depuis la défaite du maire aux sénatoriales risque d’emboliser la ville. Les adjoints ont-ils encore les moyens de mener à bien leur action ?

Quant à la voix de la population, on peut largement regretter l’animation des conseils de quartiers et la faible portée de ceux–ci cantonnés à un rôle de vigilance des riverains sur la propreté des voies et de lutte contre les incivilités  alors qu’ils devraient constituer une instance d’impulsion d’animation des quartiers. Notons que les habitants du Parc soit 40% de la population de la ville ne bénéficient toujours pas d’une telle instance.

Comment une commune  peut-elle être dynamique dans ces conditions ? A court terme, nous serons particulièrement vigilants sur les modalités d’arbitrage quant aux  investissements dans les futurs équipements publics de la ville : les choix, pour être légitimés, devront  être transparents : on ne choisit pas de construire un équipement sportif ou un conservatoire en catimini. A l’heure actuelle, les comités de pilotage associant les élus de l’opposition afin de rendre compte de l’avancée des travaux des prestataires pour la programmation de ces projets n’ont toujours pas été réunis malgré les promesses faites en conseil municipal de juin dernier.

Quoi de neuf à Maisons –Laffitte ?

Après les deux tentatives infructueuses de Jacques Myard pour quitter le navire à l’occasion des élections législatives et sénatoriales, que devient notre ville ? Après avoir préféré battre campagne au niveau national et départemental aux dépens de la gestion de notre ville, Jacques Myard revient bien malgré lui sur la scène locale avec une équipe municipale qui en sort désolidarisée suite aux positionnements divergents des membres du conseil municipal de la majorité en faveur de trois candidats différents aux sénatoriales :  Gérard Larcher – LR, Philippe Esnol – Divers et Jacques Myard – Divers Droite.

Quelle dynamique et perspectives pour cette fin de mandat ?

Les projets de la ville mis en sommeil durant toute l’activité de campagne de Jacques Myard vont, lors des prochaines discussions budgétaires, réveiller des divergences de vues au sein de la majorité. Il s’agira en effet de faire des choix pour notre ville entre des projets structurants et des projets ostentatoires, onéreux et mal ficelés mais promis de longue date à quelques amis à l’instar du quatrième gymnase pour lequel aucune réflexion de mutualisation avec des espaces existants n’a été engagée ou celui du parking du marché dont l’offre en bureaux programmée depuis plus de dix ne répond plus aux besoins actuels des entreprises.

La politique volontairement isolationniste de Jacques Myard menée à l’encontre de notre nouvelle agglomération Saint Germain Boucles de Seine (CASGBS) créée au 1er janvier 2016, là encore, nous prive de projets ou d’initiatives communautaires qui pourraient utilement être réfléchis et développer au bénéfice de notre commune (création parcours de pistes cyclables, développement touristique, installation de bornes de recharge pour voitures électriques, aménagement des berges…).

Notre ville mérite bien mieux que cette torpeur ambiante !

Conseil de quartier dans le Parc

Question posée en conseil municipal du 27 mars 2017
Comment la Mairie pense t elle s’organiser pour permettre aux locataires du Parc, d’avoir accès au conseil de quartier du Parc, organisé par l’ASP ? C’est le cas pour le reste des conseils de quartier de la ville.
En réponse, le maire précise que la question a été évoquée lors de la dernière assemblée générale de l’association syndicale du Parc. Le conseil de quartier du Parc sera bien sûr accessible à tous les habitants du Parc. Une communication en ce sens sera faite dans le journal de la ville.

Les priorités d’action municipale que nous souhaiterions voir initier pour l’année 2017 :

  1. Fiscalité : maintenir les taux de fiscalité – ce doit-être un objectif fort de la gouvernance de la ville. A partir de cette contrainte, des arbitrages doivent être effectués, on ne peut se contenter de coups de rabot;
  1. Assurer la pérennité du centre hippique : comment être plus fort demain qu’hier ? définir une stratégie de développement en partenariat avec les entraîneurs et France Galop et non réagir au coup par coup. Il est indispensable d’être innovant pour permettre à l’activité cheval de perdurer dans le très difficile contexte actuel;
  1. Préserver notre cadre de vie grâce au Plan local d’urbanisme  (PLU) par :
    • le développement de mobilités douces ;
    • une recherche d’une meilleure performance énergétique du bâti
    • des prescriptions architecturales assurant la bonne insertion des nouvelles constructions dans leur environnement ;
    • le développement d’espaces récréatifs et de verdure en ville;
    • la mise en place d’Aires de Mise en Valeur du Patrimoine (AMVAP) ;
  1. Assurer la sécurité des Mansonniens grâce à la mise en place rapide de la formation préalable à l’armement des policiers municipaux, la couverture de la vidéo protection et l’élargissement des pouvoirs des gardes du Parc;
  1. Instaurer une nouvelle gouvernance de la ville fondée sur l’échange avec les élus et la transparence totale de l’action publique;
  1. Favoriser la création d’une pépinière d’entreprises pour développer un éco-système local et permettre à un grand nombre d’entrepreneurs mansonnien d’implanter leur activité dans notre ville;
  1. Faire de la réfection du conservatoire, un investissement prioritaire pour notre ville et veiller à une utilisation optimisée des équipements sportifs en lien avec le Mesnil le Roi.

Le parking du marché : attirer les entreprises mais pas à n’importe quel prix !

Il est important que de nouvelles sociétés s’installent dans notre ville afin d’accroître la part de la fiscalité « entreprises » qui ne représente que 10 % de nos recettes fiscales qui sont trop dépendantes des ménages. Et c’est pour cette raison que le maire a prévu la construction de bureaux au-dessus du parking du marché.

Le parking du marché représente une surface de 4000 mètres carrés qui a été estimée en 2012 par le service des Domaines de l’Etat à 3 millions d’euros.

Par délibération du 19 novembre 2012, le conseil municipal avait voté une délibération autorisant le maire à engager la cession à la société CAP 78 du terrain du marché du parking au prix fixé par le service des domaines. Notre liste lors du mandat précédent avait voté contre à cause de l’implication financière de la mairie dans le projet.

 

Le tribunal administratif de Versailles a annulé cette délibération par un jugement du 14 avril 2016 pour défaut de communication de l’avis des domaines aux conseillers municipaux suite à un recours d’un propriétaire mansonnien.

Le maire s’est empressé de régulariser la procédure par une nouvelle délibération lors du conseil municipal du 23 mai 2016. Nous avons à nouveau voté contre pour cette même raison.

Dans le projet présenté, la mairie garantit que la totalité des places de parking seront louées à un prix similaire à celui du prix du parking de la gare.  Elle s’engage à ce que les 254 places du parking de ce projet soient louées pendant 12 ans pour un cout de 234 000 euros annuel soit 2 800 000 euros de chiffre d’affaire sur 12 ans.

Or 100 % des places ne pourront être louées. Ce n’est pas le rôle de la mairie d’assurer le risque financier de la gestion d’un parking ; des opérateurs spécialisés sauront dimensionner ce risque et en calculer un prix de marché pour des places achetées en gros à un prix de gros et non à un prix de détail. En l’état, cette opération revient à subventionner la construction du parking pour un montant inconnu qui pourrait revenir à brader le terrain au promoteur CAP 78.

De plus, d’après nos informations (qui se limitent à ce qui est accessible dans le domaine public), la société promoteur de ce projet, CAP 78, ne nous semble pas donner toutes les garanties nécessaires à l’achèvement de manière certaine de ce projet même si nous ne doutons pas du professionnalisme des dirigeants.

Attirer des entreprises, oui ! Mais l’équilibre entre toutes les parties prenantes ne nous semble pas réuni ; nous nous sommes donc opposés à ce projet même si nous voyons d’un œil très favorable tout projet favorisant l’installation d’entreprises sur notre commune.

Faites entendre votre voix !



Comme vous le savez, l’émergence de nouveaux moyens de communication permet aujourd’hui de déconcentrer la créativité : chaque membre a la capacité de partager des analyses et des réflexions et d’enrichir ainsi des idées et influencer des prises de décisions…

Il existe des outils (plateforme d’échange, forums…qui permettent d’utiliser cette intelligence collective à un échelon local (commune, agglomération et même à un échelon encore supérieur). Ainsi des citoyens peuvent devenir une communauté qui permettra : d’explorer la pertinence de nouveaux sujets, de générer de nouvelles idées, d’analyser des concepts et donc d’éclairer le politique qui restera de toute manière souverain dans ses prises de décision.

Maisons-Laffitte doit se dynamiser économiquement tout en protégeant son cadre de vie. De nouveaux projets vont émerger et des choix difficiles seront pris, compte tenu de la baisse des dotations publiques voulues par le gouvernement pour les communes dites « riches. » Une consultation et un arbitrage seront nécessaires.

Grâce à l’implémentation d’outils d’intelligence collective, recueillir l’avis de la population sur l’utilité réelle d’un nouveau projet, sur l’utilité perçue d’un service ou générer de nouvelle idées pourra se faire de manière très simple. Ce projet très peu couteux est une fierté de Croissy sur Seine, un de nos nouveaux partenaires d’agglomération.

Ce qui est décrit est un Agora du 21ème siècle, c’est-à-dire qu’on ne se limite pas à réunir des citoyens dans une salle.

Nous demandons donc la mise en place d’outils permettant de faire vivre l’intelligence collective de Maisons-Laffitte qui nous permettrons d’avoir accès un réservoir à idées à peu de frais, de mieux comprendre les enjeux des projets et de légitimer des décisions structurantes de la ville.