Archives pour la catégorie transports

Décryptage des propos de rentrée du Maire

Notre Maire veille à nous rassurer dans son éditorial de rentrée : il est en forme !

Ce qu’il ne mentionne pas :

Bus: les circuits de bus vont être modifiés. Le maire n’en parle pas car nos élus n’ont même pas pris part au printemps aux réunions sur le sujet à la communauté d’agglomération pour défendre les intérêts de la ville. Si dans le Parc notamment, la desserte en bus ne s’améliore pas voire se dégrade …ce n’est pas étonnant.

Hippisme : le Maire annonce poursuivre la coopération avec France Galop pour le développement du centre d’entraînement : c’est annoncé depuis des années et sans résultat : les faibles capacités de concertation du Maire n’aident pas.

Rentrée scolaire et prise en charge de l’étude pour les élèves de CP par les animateurs : le comité de pilotage mis en place pour préparer la rentrée scolaire n’a pas été associé à la préparation de cette mesure. Nous demandons a minima un dispositif d’évaluation de cette mesure et que le comité de pilotage y soit associé.

Sécurité : le maire annonce le renforcement de la police municipale ! Beau revirement car  jusqu’à présent, il refusait de renforcer son rôle pour ne pas encourager le retrait de la police nationale.

Et toujours aucun chiffre pour quantifier les très nombreux vols de vélos !

Urbanisme : certes d’importantes contraintes s’imposent à la ville en matière de construction de logements sociaux. Mais nous sommes inquiets sur l’importance des destructions et la qualité urbaine  des futurs projets au regard, entre autres, du permis de construire accordé pour le projet du parking du marché qui prévoit un bâtiment de bureaux de 88 mètres de long.

Vélos: l’adjoint aux finances déplore le risque « d’investissements pharaoniques » alors que notre liste s’évertue à proposer des solutions simples et à éviter des investissements inutiles (exemple le parking auto rue des Côtes vide qui a couté plus de 85 000 euros). Alors pourquoi rien ne bouge ? Car le Maire veut décider lui-même l’implantation exacte des arceaux à vélo. Dire que l’élaboration du plan local d’urbanisme aurait dû être l’occasion de construire un plan de circulation ce que le maire a refusé !

Equipements nouveaux : le maire prétend que « les études sont menées activement ». Or ces études de programmation lancées en novembre 2016 devaient durer initialement 9 mois ; 18 mois après, aucune information ne filtre. Nous avons donc saisi en juin dernier la commission d’accès aux documents administratifs (CADA). Nous attendons toujours une étude robuste sur les besoins en matière de gymnase.

Quant à la réhabilitation de centre Ianchelevici, le Maire ferait-il de l’autodérision ? Ce projet est inscrit dans le programme du maire depuis 20 ans

Mobilité

La région Ile de France mène une action énergique pour l’élaboration de plan mobilité par les entreprises avec plus de 100 agents sur un même site. Les administrations sont aussi concernées grâce au volontarisme du préfet d’Ile de France. Où en est la ville de Maisons-Laffitte dans cette démarche? Comment comptez-vous organiser la concertation pour l’élaboration de ce plan mobilité?

– Plus généralement, le PLU ne traite pas en profondeur des questions de mobilité en ville. Peut-on espérer un schéma de la mobilité pour la ville ? Isabelle Herr

Réponse  du Maire lors su conseil municipal du 26 juin 2018 : « ceci relève désormais de la compétence intercommunale. A Maisons – Laffitte, on se déplace d’abord à pied puis en voiture et il faut laisser faire le citoyen. La ville n’a pas à intervenir ».

Notre analyse : le maire méconnait l’importance du vélo et est même opposé à son développement. Le vélo serait selon lui cause d’incivilités sur la route et accidentogène.

Les déplacements dans notre ville : la vision dépassée du Maire

M. Myard s’illustre par sa vision passéiste de notre société et sa déconnexion avec la vie quotidienne de ses concitoyens.

Quelle réelle écoute M. Myard, a-t-il de ses concitoyens ? A – t – il perçu que nos modes de vie et de déplacement depuis le début de son mandat – soit bientôt 30 ans – ont évolué ?

Le Maire  considère toujours à tort les cyclistes comme dangereux et envahissants sur l’espace public et ne cesse de se heurter à une tendance de fond nationale : le retour du vélo.

De nombreux Mansonniens utilisent en effet le vélo quotidiennement comme un outil de travail et pas seulement à l’occasion de sorties loisirs le weekend : ils ont donc le droit de circuler sur des parcours sûrs, agréables et de pouvoir facilement stationner leurs vélos sans risquer le vol.

Pourquoi ne pas participer, comme va le faire la ville de Poissy au programme de location de vélos électriques en longue durée ?

Il en est de même pour les scooters qui envahissent de plus en plus les trottoirs, faute de places de stationnement suffisantes aménagées en centre -ville.

Sur l’initiative intéressante de l’autostop proposée par le Parc, le Maire interrogé à ce sujet en conseil municipal a répondu ne voir aucun intérêt pour ce dispositif en  ville alors que de nombreux habitants du Parc pourraient trouver cette solution très pratique pour se faire conduire un jour de marché ou un dimanche soir à la sortie de la gare chargés de bagages alors qu’aucun bus ne circule plus après 18 heures…

Ne parlons pas des bornes de recharge électriques ou gaz pour les véhicules privés, c’est encore un sujet trop novateur et qui nécessiterait bien trop d’investissements pour M. le Maire. Mais que dire du coût comparé entre l’installation d’arceaux vélos supplémentaires de quelques centaines d’euros l’unité et l’investissement consenti pour la construction d’un parking municipal inutilisé au 101 rue des Côtes qui a couté 85 000 euros au contribuable !

Enfin sur l’état des trottoirs en zone pavillonnaire, la ville fait –elle vraiment les efforts pour les aménager à la hauteur de la situation ?

Heureusement, notre communauté d’agglomération Saint Germain Boucles de Seine tant décriée par notre édile va pouvoir nous aider à financer – enfin – la mise en place de garages à vélos sécurisés, comme dans toutes les gares du territoire. Seulement, pour aller plus loin dans les actions d’amélioration de nos déplacements, encore faut-il que les élus de la majorité, se mobilisent sur ce sujet pour améliorer la situation dans laquelle se trouve notre ville.

Notre analyse du bilan à mi – mandat du maire dans le numéro de la ville de juin

 

Notre analyse du bilan à mi – mandat du maire dans le numéro de la ville de juin

Suite à la parution du bilan publié dans le Magazine de notre ville au mois d’avril, nous avons demandé au conseil municipal du 9 avril, le respect de notre droit d’expression par l’attribution d’un espace d’expression officiel  afin de décrypter le bilan de la liste Agir. Le maire a  envisagé dans un premier temps, de restreindre ce droit à un sixième d’une page du magazine de la ville. Après échange avec lui, nous avons obtenu une page entière incluant la tribune habituelle.

C’est de fait un bilan aux deux tiers du mandat du maire et non à mi-mandat  qui a été publié au mois d’avril dernier: il ne pouvait être publié au printemps 2017 lors de ses campagnes électorales ratées des législatives et  sénatoriales car cela aurait eu un impact sur ses comptes de campagne.

Cela sent plutôt un lancement de campagne pour 2020 : oui notre maire va se représenter !

Félicitations au maire d’avoir mis en œuvre un certain nombre de nos mesures prévues dans notre programme de 2014 et non dans le sien :

  • création des conseils de quartier ;
  • relance du conseil municipal des jeunes devenu intercommunal ;
  • développement des actions intergénérationnelles ;
  • instauration d’une période de stationnement gratuite de 15 minutes (prochainement)

Le maire salue à juste titre le travail de ses adjoints et des conseillers municipaux délégués. Une grande majorité d’entre eux est en effet investie dans son  mandat. Il s’agit toutefois d’une liste d’élus dirigée autoritairement par le Maire et non d’une équipe municipale unie : à titre d’illustration, ceux–ci ne peuvent se permettre de prendre la parole en conseil municipal de manière impromptue.

Manque d’inspiration ou lassitude de nos édiles ? Limités dans leur action par l’autoritarisme du maire, ce bilan n’affiche aucune dynamique ni perspective.  Il s’agit plutôt d’un bilan de gestion technique, fruit du travail des services. Il souligne le fonctionnement en silo de la mairie, où chaque thématique est présentée  par l’élu référent sans aucun lien avec les autres sujets traités : commerces, tourisme, mobilité…

Ce bilan comporte à plusieurs reprises des informations erronées. Les  deux principales sont les suivantes :

  • la mairie n’a plus depuis le début de l’année 2018 de compétence en matière d’attribution de logements sociaux ;
  • le rôle de l’établissement public foncier des Yvelines n’est pas de limiter le morcellement mais bien d’effectuer des préemptions pour faciliter la construction de logements sociaux ;

 

L’autosatisfaction développée dans les discours et le magazine municipal masque mal les difficultés rencontrées par notre commune :

  • Notre incapacité à nouer des partenariats forts et pérennes avec nos partenaires nuit au développement de notre ville :
    • L’annonce ratée et précipitée du projet de fusion de notre commune avec le Mesnil-le-Roi !
    • L’absence d’implication réelle dans la nouvelle intercommunalité, Communauté d’agglomération Saint Germain Boucles de Seine, ne permet pas de porter des projets d’intérêt communautaire dont notre commune pourrait bénéficier pour construire des projets relatifs notamment à la mobilité et bénéficier  d’aides financières ;
    • L’obstination de conserver un office du tourisme communal isolé et sans moyens ; la réussite de la reconstitution du bivouac napoléonien ne saurait masquer le manque de partenariat.
    • La faible implication de la ville dans le portage de la filière des courses en partenariat avec France Galop.

 

  • La suppression de trois antennes de service public: la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) et la Protection maternelle Infantile (PMI) transférées à Sartrouville ainsi que le centre des impôts transféré à Saint germain en Laye

 

  • Une politique économique non efficace :
    • les 6000 m² vides sur 18 000 m² carrés de bureaux dans la ville soit 1/3 est vide !
    • le projet du parking du marché conçu contre l’intérêt de la ville : la ville devant payer 2,8 millions d’euros au promoteur sur 12 ans alors que le terrain est vendu 3 M € .

 

  • Des aménagements non priorisés:
    • un conservatoire toujours hébergé dans des préfabriqués ;
    • 85 000 euros gaspillés pour la réalisation d’un parking inutilisé au 101 rue des Côtes ;

 

Aussi, parmi les différentes annonces de campagne du  programme de la liste Agir en 2014, celles qui n’ont pas avancé :

  • création d’un parking protégé pour les deux roues à la gare. Alors que la région a financé de nombreuses installations dans des villes voisines : rien à Maisons-Laffitte !
  • développer les zones de déplacements partagés piétons-cyclistes : encore à l’état embryonnaire !
  • à quand une vraie promotion de l’hippodrome ? quand l’étude de potentialité sera-t-elle terminée?
  • protection du caractère résidentiel : combien de destructions de demeures pour faire place à des projets des promoteurs ? Il a fallu attendre 2017 pour obtenir un inventaire assez complet des bâtiments à protéger !
  • Le développement du câblage de la ville en haut-débit à 100 méga annoncé début 2015 encore inachevé.
  • Création d’une micro-crèche avec des horaires atypiques pour les familles du monde hippique
  • La création d’une tribune de tennis permanente au tennis club afin de permettre l’accueil de compétitions sportives de haut niveau

Ce bilan 2014 – 2018 présente une gestion sans ambition et sans vision prospective ! Bilan d’un maire en manque d’imagination au bout de 30 ans de mandat !

Encore une occasion loupée !

De la mise en œuvre de la dépénalisation du stationnement payant à Maisons- Laffitte

En application de la loi MAPTAM [1], 800 villes françaises doivent revoir leur politique de stationnement avant le 1er janvier 2018. L’amende pénale de 17 euros pour défaut ou insuffisance de paiement est remplacée par un forfait de post-stationnement (FPS) dont le montant est déterminé par la collectivité locale.

L’objectif de ce dispositif est de faciliter la rotation des véhicules, fluidifier la circulation en centre-ville et de systématiser le paiement du stationnement. Actuellement, seules 30 % des redevances de stationnement sont payées en France, 40 % à Maisons – Laffitte.

Au lieu d’un débat en conseil municipal sur la politique de stationnement, nous avons eu droit à un étalement des délibérations nécessaires sur plusieurs conseils municipaux et sans débat en commission municipale. Lors du conseil municipal du 20 novembre 2017, les délibérations ont été votées pour la mise  en place du FPS : la mairie  a choisi de faire les choses a minima.

Le montant choisi du FPS est de 30 euros. Comme le montant du FPS ne peut dépasser le montant maximal du stationnement  autorisé, la mairie a juste ajouté une nouvelle durée de stationnement maximale autorisée à 8h30 en zone verte et à 2H30 en zone orange, pour un tarif de 30€.

Certes on pourra recharger par téléphone pour payer le stationnement mais il n’existe pas de forfait minoré en cas de paiement dans un délai rapide, ni de possibilité de payer le forfait post stationnement par téléphone. Aucune réflexion n’a été menée sur le périmètre des zones de stationnement, et la modulation du tarif de stationnement en fonction du type d’usagers (résidents, livreurs) et du type de véhicules (tarif préférentiel pour véhicules à faible émission). Alors que cette réforme est un levier pour optimiser l’offre de stationnement, c’est le statu quo !

Cela aurait pu être même l’occasion d’offrir à nos concitoyens des services supplémentaires avec une application de guidage en temps réel pour trouver les places de stationnement libres en proximité, ce nouveau service  facilitant la vie des automobilistes pouvant être financé grâce à un meilleur taux de recouvrement de la redevance pour stationnement.

Espérons au moins une bonne communication à l’attention de l’ensemble des usagers !

[1] Loi n° 2014-58 du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles

Transports en commun

 
Question  posée en conseil municipal du 27 mars 2017
Quels leviers avez vous pour négocier avec le STIF ? De trop nombreux mansonniens se plaignent des conditions et de l’irrégularité du RER A.
 
Selon Serge Godaert, adjoint en charge des transports, la situation devrait s’améliorer. Le terminus des RER sera maintenant Boissy St Léger. Un train pour St Lazare est prévu chaque heure. Il y aura un RER tous les 4 à 8 minutes. L’’interconnexion à Nanterre n’est hélas pas remise en cause.