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Le maire refuse de prioriser les investissements !

 

Dans le cadre du débat sur le budget primitif pour l’année 2018, nous approuvons les efforts réalisés sur les sujets suivants, en ligne avec les engagements de notre liste :

o   stabilité des taux de fiscalité malgré un taux d’inflation à 1% en 2017,

o   maintien du faible endettement de la ville

o   des optimisations sur le fonctionnement :

– de la piscine avec l’ouverture le dimanche après-midi tout en regrettant  puisqu’il ait fallu attendre plus deux ans pour obtenir une gestion dynamique ;

–  du taux de remplissage des crèches.

o   stabilité des dépenses de la plupart des secteurs et notamment des subventions aux associations à l’exception de la pérennisation d’une subvention exceptionnelle pour financer l’organisation du Festival de Jazz.

Nous réaffirmons toutefois notre vigilance sur l’évolution des dépenses courantes : celles -ci augmentent de 1,88% à périmètre constant. C’est plus que le taux d’inflation pour l’année 2017 qui était de 1%.

Le montant des dotations de l’Etat étant  incertain pour les prochaines années, nous demandons des arbitrages clairs pour réduire encore certaines dépenses  de fonctionnement qui ne nous paraissent pas indispensables  A titre d’exemple, le refus de vendre en 2016 le Centre Hippique de Maisons –Laffitte entraîne encore cette année près de 100 000 euros de dépenses additionnelles.

Nous réitérons notre désaccord sur l’absence de priorité en matière d’investissement et le manque de transparence. Comment peut-on avoir 43% des dépenses d’équipement non affectées dans le budget ? Hormis le coût du futur centre de loisirs (2,5 M €), nous ne disposons d’aucune information sur les montants des autres investissements majeurs (en particulier le gymnase et le conservatoire : le montant de 9,5 millions d’euros, mis de côté pour des investissements futurs,  permet de réaliser un de ces deux projets mais pas les deux.

Sur ces deux projets majeurs que constituent de gymnase et de conservatoire, comment expliquer le manque flagrant d’accès à l’information ? Alors que les études de programmation ont débuté depuis déjà 15 mois, en conseil municipal le maire a refusé d’indiquer à quelle phase le marché d’étude se situait. A été rappelé au maire son engagement, non respecté à ce jour,  d’une réunion du comité de pilotage associant l’opposition à chaque étape. C’est donc bien en catimini que les projets avancent…  

Néanmoins, comme aucun des projets ne pourra désormais aboutir avant la fin de cette mandature, Il s’agit donc d’un cadeau fait à la prochaine majorité !

Tensions lors de la dernière réunion du syndicat intercommunal Maisons -Laffitte & Mesnil Le Roi: le refus du Mesnil pour la création d’une commune nouvelle

Réunion du SIVOM ( syndicat intercommunal à vocation multiple) le jeudi 15 février dernier.

Le sujet qui fâche: le projet de commune nouvelle a été abordé en fin de réunion.

Lors du débat d’orientation budgétaire, Anne Lavagne a souligné l’incohérence de la position de Jacques Myard, président du SIVOM: aucune ligne budgétaire n’est prévue en 2018 pour le financement d’une étude pour la mise en place de d’une commune nouvelle,

En dernière partie  de réunion, le  maire du Mesnil Le Roi a fait part de son refus de travailler sur ce projet de commune nouvelle pour trois raisons:

  • sur la forme: la façon d’initier le débat public sans engager une réflexion commune approfondie entre les deux communes témoigne d’un manque de respect vis à vis du Mesnil. Le projet ne réussira que dans le cadre d’une démarche partenariale!
  • sur le fond: crainte du Mesnil de devenir la zone d’urbanisation prioritaire pour construire les logements sociaux manquants à Maisons Laffitte. Cette crainte est en revanche infondée si une charte de gouvernance est élaborée. Cette charte  de gouvernance doit prévoir  une représentation minimale de Mesnil Le Roi dans la liste majoritaire à la tête de la commune nouvelle,  qui permette aux élus mesnilois  de s’opposer à tout projet contraire aux intérêts du Mesnil. 
  • du fait de la disparition de nombreux services publics à Maisons Laffitte ces dernières années (sécurité sociale, centre des Impôts, PMI, commissariat devenue une antenne), les Mesnilois ont de moins de raison de se rendre à  Maisons – Laffitte et se tournent vers St Germain en Laye : une remarque qui fait mouche malgré les promesses en 2014 de Jacques Myard de protéger notre ville grâce à son statut de député.

En aparté, des élus mesnilois ont fait part aussi de leur préoccupation en matière fiscale du fait des coûts de fonctionnement de la ville de Maisons-Laffitte:

  • au 1er  2017, les effectifs de Maisons -Laffitte étaient de 664 postes dont 530 postes permanents, 134 non permanents, soit 485  équivalents temps plein;
  • alors que la population du Mesnil Le Roi avec une population  4 fois moins importante , a 10  fois moins d’agents employés….
  • Même si  la ville du Mesnil Le Roi propose moins de services à ses habitants que Maisons-Laffitte, cette différence de ratio ne peut  qu’interroger alors que la politique mesniloise en faveur de la  petite enfance est très étoffée. La convergence fiscale peut s’étaler sur 12 ans, encore aurait-il fallu échanger avec l’équipe municipale du Mesnil pour rassurer et solliciter l’expertise de la Direction départementale des finances publiques.

En résumé : un dossier mal engagé ou de la nécessité de changer d’équipe municipale pour le faire avancer dans une démarche partenariale.

Les priorités d’action municipale que nous souhaiterions voir initier pour l’année 2017 :

  1. Fiscalité : maintenir les taux de fiscalité – ce doit-être un objectif fort de la gouvernance de la ville. A partir de cette contrainte, des arbitrages doivent être effectués, on ne peut se contenter de coups de rabot;
  1. Assurer la pérennité du centre hippique : comment être plus fort demain qu’hier ? définir une stratégie de développement en partenariat avec les entraîneurs et France Galop et non réagir au coup par coup. Il est indispensable d’être innovant pour permettre à l’activité cheval de perdurer dans le très difficile contexte actuel;
  1. Préserver notre cadre de vie grâce au Plan local d’urbanisme  (PLU) par :
    • le développement de mobilités douces ;
    • une recherche d’une meilleure performance énergétique du bâti
    • des prescriptions architecturales assurant la bonne insertion des nouvelles constructions dans leur environnement ;
    • le développement d’espaces récréatifs et de verdure en ville;
    • la mise en place d’Aires de Mise en Valeur du Patrimoine (AMVAP) ;
  1. Assurer la sécurité des Mansonniens grâce à la mise en place rapide de la formation préalable à l’armement des policiers municipaux, la couverture de la vidéo protection et l’élargissement des pouvoirs des gardes du Parc;
  1. Instaurer une nouvelle gouvernance de la ville fondée sur l’échange avec les élus et la transparence totale de l’action publique;
  1. Favoriser la création d’une pépinière d’entreprises pour développer un éco-système local et permettre à un grand nombre d’entrepreneurs mansonnien d’implanter leur activité dans notre ville;
  1. Faire de la réfection du conservatoire, un investissement prioritaire pour notre ville et veiller à une utilisation optimisée des équipements sportifs en lien avec le Mesnil le Roi.

Une fiscalité pas vraiment maîtrisée

Intervention de Philippe Moutenet lors du conseil municipal du 28 avril 2014 

Certes la part du soutien de l’Etat dans les recettes des collectivités locales se réduit dans des proportions importantes, près d’1,5 milliards en 2014 et 3 milliards peut-être dès 2015.

Certes la contribution de communes comme Maisons-Laffitte à des fonds de péréquation et de solidarité (le FPIC) augmente sensiblement et a minima jusqu’en 2016.

Personne ne conteste la réalité de ces évolutions et de leurs impacts sur les équilibres budgétaires. Mais le niveau déjà élevé de la fiscalité des ménages à Maisons-Laffitte est aussi bien réel.

Fallait-il donc augmenter les taux des taxes d’habitation et foncière de 1,75% et de 3,50% comme cela vient d’être voté au dernier conseil municipal en sus de l’effet de revalorisation des bases de près d’1 % cette année et de 1,8% l’an dernier? Non la situation en 2014 ne l’exige pas!

C’est la raison pour laquelle nous n’avons pas voté cette mesure. Pour répondre à cette situation, il aurait fallu avant tout prendre la décision de s’engager dans une démarche volontariste et pluriannuelle d’économies dans les dépenses de fonctionnement avec des objectifs de réduction précis à hauteur des enjeux et de revoir les priorités en matière d’investissement.

En quatre mots : dépenser moins, dépenser mieux. C’est ce que font les toutes les organisations en pareilles circonstances ! Alors pourquoi pas notre commune ?